Opinions

Quelques billets d’humeur !


Evoluer vers l’innovation managériale

11 juillet 2019

Le “management 2.0” n’a jamais existé. Et encore moins le “management 1.0” !
Pourtant, on parle aujourd’hui de “management 3.0”.
Une idée de rupture par rapport aux modes de fonctionnement des organisations d’”avant”.

Sans être une baguette magique, le “management 3.0” est potentiellement transposable dans toutes les organisations. Mais il est impossible de décréter son adoption du jour au lendemain de manière unilatérale et uniforme. Avant de faire évoluer une organisation vers l’innovation managériale, il est nécessaire d’actionner 3 clés fondamentales :

1. Développer une relation de confiance en faisant adhérer les collaborateurs au projet d’entreprise, en leur laissant une grande liberté dans la manière d’atteindre les objectifs fixés. Il n’y a donc pas d’autre alternative que de faire confiance aux collaborateurs en leur accordant à la fois autonomie, responsabilités et reconnaissance, en faisant preuve de grande bienveillance, en libérant le droit à l’erreur et prohibant les menaces de recadrage ou de sanction.
Cela impose de passer beaucoup de temps avec les équipes, pour expliquer la stratégie de l’entreprise, mais surtout pour écouter les inquiétudes, répondre aux questions, prendre en compte les suggestions.

2. Décider autrement en transformant les processus de décision, car le management 3.0 repose sur une organisation avant tout transversale et horizontale. Terminés les signes ostentatoires de pouvoir et de hiérarchie. Il faut abandonner le beau et grand bureau cloisonné du dernier étage pour intégrer l’open-space aux côtés des équipes, apprendre à déléguer la prise de décision et d’initiative aux opérationnels.
Cela impose de développer une communication interne totalement transparente et uniforme sur la situation financière et la stratégie de l’entreprise, sans oublier de porter une attention particulière à l’accompagnement des managers et cadres intermédiaires qui sont en première ligne du changement.

3. Cultiver la motivation des salariés, en allant chercher leur engagement, et pas seulement par le levier de la rémunération. De l’ambiance de travail à la polyvalence du poste en passant par la régularité des feedbacks, les facteurs de motivation sont nombreux et divergent d’un collaborateur à un autre. Pour réunir ces facteurs, la première étape est d’abord de bien connaître ses équipes.
Cela impose de faire des points individuels réguliers avec les collaborateurs directs et les inciter à faire de même avec leurs équipes, sans négliger l’importance des feedbacks dans les deux sens.
Autrement dit, il faut libérer la parole et se remettre en question avant de bousculer une organisation. Et à tous les niveaux, passer d’une posture de “chef d’équipe” contrôlant l’activité et les résultats, vers un rôle de facilitateur ou de “coach” interne.

Une révolution pour les entreprises d’”avant”.

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Les agences de com et la démarche low cost ?

17 mai 2019

Une crise économique conduit à des coupes budgétaires drastiques. Les agences sont tentées de “dumper”, et les annonceurs de faire du low cost.

Avec peu, on peut encore faire de belles choses.
Mais avec 0 €, il est vrai qu’on n’a pas grand chose.
Il faut donc préciser de quoi on parle.

S’il s’agit de mener un projet de convention interne à slide-show-basique, une agence n’aura pas grande utilité. Et le sujet pourra sortir en low cost, cf une convention interne sans buffet mais avec café d’accueil pour la convivialité.
Le low cost, çà marche plutôt bien. Je l’ai pratiqué en événementiel.
Pour l’interne, les participants savent comprendre le low cost. Ils apprécient quand les choses ne sont pas tout simplement supprimées sur l’autel des coupes budgétaires… .
Pour l’externe, les participants comprennent le juste nécessaire qualitatif, non ostentatoire. Plus serait d’ailleurs reproché… .

Reste que la période impose de jouer toujours plus malin. Voici quelques idées, qui mériteraient un brainstorming !
– le digital ouvre des voies nouvelles abordables : l’effet buzz multiplie les cibles et baisse le coût de contact
– l’espacement des communications est également une source possible d’économies
– un (vrai) événement peut aussi susciter un buzz via la presse, sans coûter ou presque
– la mise en place de coûts standards permet une analyse fine des postes de dépenses des événements récurrents, et apporte une meilleure maitrise des coûts
– la mise en place d’accords cadre, dans le cadre de démarches de fidélisation est une autre voie….
– …

Il faut garder en tête que, plus la communication sera impactante, plus les dépenses auront du sens.
Tout est donc question de cibles et de priorités.

Quant au dumping fait par certaines agences, c’est une vision courte vue qui les pénalisent à moyen terme. Car une agence contribue à un contenu et un impact forts. Ce ne sont d’ailleurs pas les meilleures agences qui “dumpent”… .
Mieux vaut de baisser la voilure et se focaliser sur la valeur ajoutée à un juste prix. Un calcul juste visionnaire.

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