Opinions

Quelques billets d’humeur !


Les recruteurs prévoient d’avoir de plus en plus recours aux travailleurs indépendants

5 mai 2020

Extrait www.francetvinfo.fr

Une nouvelle étude montre que le recours aux travailleurs indépendants par les entreprises est en train de gagner du terrain en France.

La “gig économy” est l’économie du travail à la tâche, fourni par des travailleurs indépendants, extérieurs à l’entreprise. Une nouvelle étude montre que ce mode de fonctionnement est en train de gagner du terrain en France.

Pratiquement un professionnel du recrutement sur deux, 42% exactement, envisage d’augmenter dans les années à venir le nombre de travailleurs indépendants qui fournissent des services à leur entreprise. C’est une étude du cabinet de conseil Kom Ferry qui met cette tendance en évidence. De quels travailleurs indépendants parle-t-on ? Des experts. Les nouvelles technologies ont rendu le monde du travail plus complexe. On a de plus en plus besoin de spécialistes très pointus. Les entreprises, plutôt que de les former en interne, préfèrent de plus en plus s’attacher leurs services le temps d’une mission. Ce sont eux dont le nombre devrait s’accroître dans les prochaines années. C’est ça, la “gig economy”.

Les entreprises y trouvent des avantages.

Le coût d’abord, bien sûr, même si le recours à un travailleur indépendant peut sembler plus coûteux, à l’heure. Une récente étude montrait qu’en France, un consultant facturait en moyenne 1 030 euros de la journée. Mais les professionnels du recrutement interrogés estiment qu’au final, parce que les experts extérieurs à l’entreprise sont plus performants, ils finissent par permettre de réaliser des économies de fonctionnement.

Autre grand avantage pointé par les recruteurs : les consultants extérieurs sont plus faciles à manager que les troupes en interne. Ils auraient même, pour six recruteurs sur dix, un impact positif sur la culture de l’entreprise. Pourquoi ? Parce qu’ils apportent de l’extérieur de nouvelles façons de faire. Ils travaillent avec des clients divers. Ils peuvent donc inspirer les travailleurs de l’entreprise à laquelle ils louent leurs services. Ils deviennent si précieux qu’il faut tout faire pour les retenir. C’est en train de devenir un souci pour les entreprises fortement consommatrices de consultants extérieurs. Il faut les fidéliser. Les empêcher de partir à la concurrence. D’où l’arrivée, en interne, du chief freelance officer. Il est chargé de recruter, et surtout de chouchouter, les meilleurs consultants. Clairement, pour tous ceux qui ont une expertise pointue, il est en train de devenir plus intéressant de vendre ses compétences au plus offrant plutôt que de rester attaché à la même entreprise.

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Managers à temps partagé, des accélérateurs pour la croissance de l’entreprise

24 avril 2020

A raison de quelques jours/homme par mois, les dirigeants d’entreprises peuvent s’entourer de professionnels de très bon niveau pour les accompagner, développer et mettre en oeuvre leur stratégie marketing.

Une solution souple et financièrement accessible qui offre beaucoup d’avantages.
Car embaucher un directeur marketing aguerri coûte… .
Plus de 70k€ annuels pour recruter un professionnel expérimenté, ce qui n’est pas à la portée de toutes les entreprises.

Un directeur marketing à temps partagé interviendra un à trois jours par semaine, sur une durée déterminée pour aider un dirigeant à accélérer son business, réagir face à une baisse de son activité, voire anticiper une évolution de son marché.
Avec de nombreux avantages : une disponibilité immédiate, l’assurance de bénéficier de compétences solides, la possibilité d’interrompre cette collaboration une fois les besoins satisfaits ou bien d’espacer les interventions dans le temps… . Une formule très souple qui peut revêtir ­plusieurs formes : recruter un directeur marketing à temps partiel, faire appel à une agence qui facturera les ­prestations ou encore recourir aux services d’un indépendant.
Pour un coût qui reste très raisonnable compte tenu de la contribution au résultat de l’entreprise : 3 à 4 k€ net par mois pour l’intervention d’un professionnel un jour par semaine.
Au delà de la question du coût, les dirigeants apprécient tout particulièrement de pouvoir disposer d’un professionnel quand ils en ont besoin et au niveau d’intervention dont ils ont besoin. Le chantier commence souvent par un travail de fond, une sorte de mise à plat qui débouche sur un plan marketing stratégique. Le manager accompagnera l’entreprise sur une étude de marché, interviendra sur la signature de la marque, le logo, les packagings,… . Il travaillera sur les contenus de marque et la communication digitale… . Il pourra même mettre en place une petite équipe marketing en s’appuyant sur les compétences existantes dans l’entreprise… .

En matière d’organisation, les dirigeants apprécient également de pouvoir s’entourer ponctuellement de compétences, qui, avec leurs “yeux neufs”, les aident à faire évoluer leur organisation -transversale et verticale-, à comprendre les besoins essentiels des salariés -levier de leur mobilisation-, à structurer les process de l’entreprise.
Comme le directeur marketing, le manager organisation à temps partagé intervient un à trois jours par semaine, sur une durée de quelques semaines ou mois. Son intervention étant temporaire, il peut aussi quelquefois “porter” les décisions difficiles… .

Managers à temps partagé, une solution souple et accessible pour accélérer le business des entreprises.

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Pour une clarification des rôles entre clients et agence

12 février 2020

Par Xavier de Cuverville, head of brands & corporate communication du groupe Atlantic

Extrait magazine Stratégies

A côté du rôle de maître d’ouvrage côté client et de maître d’œuvre côté agence, n’oublions pas l’assistance à maîtrise d’ouvrage, qui doit être assumée et valorisée de part et d’autre.

Les clients, qui dans l’industrie de la communication sont communément catalogué d’annonceurs (appellation désuète et réductrice par rapport l’activité de pilotage des marques, institutionnelles ou commerciales), et les agences passent du temps, seuls ou dans différences instances, à réfléchir à la gestion de leur relation: type de prestation, niveau de rémunération…

Etant client et ayant été en agence, je me demande si chacun est toujours bien conscient de son rôle. Je me demande même si pour plus de clarification, il ne serait pas nécessaire de se référer à des notions «universelles» utilisées dans des métiers connexes, qui font appel à des logiques projets similaires, comme dans l’architecture, l’informatique…

Parlons donc de maîtrise d’ouvrage, de cahier des charges, de maîtrise d’œuvre, sans oublier l’assistance à maîtrise d’ouvrage, qui est sans doute le nœud gordien de la relation. Et voyons à qui attribuer les rôles entre le client et l’agence.

Maître d’ouvrage et maître d’oeuvre

Le maître d’ouvrage décrit les besoins, précise les objectifs, les délais et le budget alloué dans le cadre d’un cahier des charges rédigé. L’ouvrage, c’est «l’objet» livré à la fin du projet. Dans notre métier, le client est le maître d’ouvrage. L’expression des besoins est donc faite par le client. C’est ce qu’on appelle communément le brief, appellation à mon sens généralement réductrice aussi, par rapport à la nature des projets, qui nécessite un cahier des charges «engagé». Est-ce que le client remplit tout son devoir de maître d’ouvrage au moment de ce transfert de responsabilité vers l’agence? C’est à chacun de voir.

Le maître d’œuvre assure quant à lui la production du projet dans le respect des délais, du budget et de la qualité attendue. Pas de doute non plus, c’est le rôle de l’agence. Là où ça se complique, c’est la «zone grise» de l’assistance à maîtrise d’ouvrage. Celle-ci a pour mission d’aider le maître d’ouvrage à définir le projet réalisé par le maître d’œuvre. L’assistant a un rôle de conseil et de proposition, le décideur restant le maître d’ouvrage. En l’occurrence, il est fréquent pour un client de faire appel à de l’assistance à maîtrise d’ouvrage, mais parfois sans le savoir ou sans le dire…

C’est un rôle à part entière qui peut être confié à un tiers, consultant indépendant ou cabinet de conseil, rémunéré comme tel. L’agence peut évidemment assumer ce rôle, ce qu’elle fait souvent, mais parfois sans le savoir ou sans le dire. Le risque est donc que l’assistance à maîtrise d’ouvrage s’installe par défaut ou par excès. Par défaut du rôle du client dans l’expression de son besoin. Par excès du rôle de conseil de l’agence.

Rémunération de l’assistance à maîtrise d’ouvrage

Là où ça pêche dans la relation entre le client et l’agence, c’est en ce qui concerne la rémunération de l’assistance à maîtrise d’ouvrage. Celle-ci est nécessaire au client dans certain cas pour préciser le cahier des charges, ainsi qu’à l’agence pour produire le projet.

Il y a donc deux rôles principaux dans notre métier comme dans beaucoup d’autres: le client comme maître d’ouvrage et l’agence comme maître d’œuvre. Mais n’oublions pas le troisième: l’assistance à maîtrise d’ouvrage, parce que c’est bien le nœud gordien. Sachons de part et d’autre l’assumer et le valoriser quand il est nécessaire, pour clarifier la relation, que ce soit le type de prestation ou le niveau de rémunération.

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Casser les silos pour booster les énergies

9 décembre 2019

Beaucoup d’entreprises sont encore organisées en silos, composées d’entités qui se focalisent beaucoup plus sur leurs objectifs propres que sur l’organisation dans son ensemble. Si elles ont eu leur heure de gloire, ces organisations ne sont plus pertinentes dans nos environnements complexes actuels.

Les silos résultent de choix historiques d’organisation. Ils ont permis de dédier des équipes à des enjeux d’excellence dans un métier ou de succès sur un marché. Ils ont favorisé la responsabilisation et l’implication des salariés, parce qu’un silo répond aussi au besoin humain d’appartenance à une tribu dont on partage les codes et les objectifs. Mais cette autonomie s’accompagne trop souvent d’un important cloisonnement. L’information circule peu au-delà des frontières du silo. Les équipes ne savent pas travailler transversalement, quand elles n’agissent pas en rivales… . Ce qui freine la capacité de regrouper les énergies pour innover et dépasser les limites, un enjeu essentiel dans des marchés en forte évolution.

Imaginez une équipe de football où les défenseurs, les milieux et les attaquants auraient chacun leur propre entraineur et leur propre ballon, et s’amuseraient entre eux sur le terrain sans jamais construire quelque chose avec les autres composantes de l’équipe… . Alors que l’objectif commun est bien de remonter un ballon des uns vers les autres pour le mettre dans le but de l’adversaire.
Vous voyez ?
C’est çà !

Il est donc temps de casser les silos en conduisant les entités à mettre leurs énergies au service des ambitions partagées. Toutefois, on ne renonce pas aisément au confort et au pouvoir conférés par l’autonomie… . Pour mettre en œuvre ce changement de culture, une forte mobilisation des managers et une totale transparence sont nécessaires pour
– partager une vision commune et une stratégie claire, avec des objectifs qui fixent des priorités communes,
– présenter les projets transversaux et les réflexions “out of the box” en définissant des rôles clairs pour chaque entité,
– faciliter les passerelles entre entités, en favorisant l’établissement de relations interpersonnelles,
– développer les collaborations spontanées en laissant les équipes identifier elles-mêmes comment unir leurs forces,
– mesurer et partager les résultats, sur tous les aspects (KPI partagés et complémentaires).

C’est aussi avec un dispositif de communication interne ad hoc que l’entreprise pourra faire bouger les lignes pour transformer sa culture.

Les silos sont souvent le résultat d’une équipe de direction en conflit.
Or un bon niveau de collaboration au plus haut niveau sur un sujet transversal a toutes les chances d’essaimer dans les niveaux inférieurs.

Les consultants en management de transition ont encore un peu de boulot !

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Agences, Annonceurs. je t’aime. Moi non plus…

19 septembre 2019

Extrait du mail d’un ancien collaborateur free lance qui bossait récemment sur l’événement d’un producteur laitier (X et Y cachent les vrais noms) : “Ils avaient une agence l’an passé pour leur monter ça (X), mais cette année, Y a voulu tout gérer en interne, persuadé que les agences d’event margeaient toutes bcp trop, ….et me voilà !

Dans le cas présent, l’annonceur se prive d’une vraie valeur ajoutée. Et c’est bien dommage.
Car l’agence n’est pas qu’un simple exécutant qui coûte des honoraires… . Elle apporte une fraîcheur dans la réflexion et un regard extérieur. C’est un partenaire qui permet de ne pas réfléchir seul, et contribue fortement à la construction d’un projet. L’agence apporte de la hauteur de vue, via ses expériences croisées sur d’autres secteurs d’activité.

Mais les agences de communication doivent changer leur approche et, pour certaines, ne pas considérer l’annonceur comme étant une vache à lait et/ou un incompétent… .
Les équipes de communicants “annonceur” se sont professionnalisées. Elles ont besoin de travailler avec des vrais professionnels. Le recours à telle ou telle agence prestigieuse n’est pas suffisant. Il s’agit de faire travailler ensemble des femmes et des hommes, complémentaires, …et de préférence compétents.

Cela dit, un annonceur a intérêt à capitaliser sur une agence partenaire, quitte à la façonner année après année, projet après projet, création après création, en lui permettant -recommandant même- de caster des électrons libres autour d’un noyau de permanents solides. 
Car la vraie question est aussi d’ordre économique… . 
Le recours à une agence a du sens dès lors que la politique de rémunération est négociée et clairement définie (le plus souvent, et très logiquement, corrélée à un volume minimum d’activité garanti).
La transparence doit être totale, y compris sur les rémunérations non officielles.
Si oui, l’agence de com peut orchestrer des compétences autour d’un projet, en travaillant main dans la main avec l’équipe de communicants “annonceur”, en allant lui chercher les compétences complémentaires, voire en intégrant les métiers nécessaires, s’il s’agit de métiers long terme. La confiance établie va aussi permettre à l’agence de challenger l’annonceur en l’amenant sur des voies nouvelles, voire en le conduisant vers pistes créatives iconoclastes, permettant une coloration d’image fraiche et innovante pour la marque de l’annonceur.
Dès lors, le DirCom et son équipe apportent la vision de la marque, et l’agence et ses free apportent les compléments métiers spécialistes, dans une transparence totale et une ambition partagée.
Au final, un pari gagnant-gagnant.

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